Tout d'abord, cela fait longtemps que je n'ai pas écrit. Examens ominprésents, le temps qui manque, et d'autres arguments pourront me servir d'excuses. Mais pou autant, j'ai toujours en moi l'envie d'écrire.
Mon clavier reprend donc du service, de nombreux jours se sont écoulés depuis l'ancien article mais rien de bien nouveau s'est installé dans ma vie ...
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Une autre histoire ... comme je le disais dans mon article précédent. Se l'avouer, s'accepter en tant qu'adolescent gay n'est pas chose facile mais le plus dur est à venir. Il faut l'avouer aux autres. Et c'est le moment où tout se complique, ou cela s'est compliqué pour moi. Je l'ai dit à mes amiEs de l'époque. La première fois, ce fut véritablement bizarre. Je me sentais libéré d'un fardeau immense. Et pourtant ce n'était que le commencement. Il me restait et me reste tellement de personnes à qui je dois ou vais devoir l'annoncer. Mon coeur tambourine encore dans ma poitrine en y repensant. Les frissons me parcouraient, une montée d'adrénaline ... Un stress, un bon stress mais une peur à la fois. Aujourd'hui dans mon cercle d'amis, je peux en parler librement et quelle joie ! Mais tant de pleurs avant d'en arriver là. Cependant, il n'y a pas que de bons moments à passer. Et ces mauvais moments se sont déroulés du côté parental. Je sortais à l'époque pour la première fois avec un garçon, je rédigerai surement un article sur lui car il prend encore aujourd'hui une part importante dans ma vie. C'était le début de notre histoire et elle fut gachée par ce coming out improvisé de ma part. Ma mère avait trouvé des photos de garçons sur mon ordinateur (rien de sexuel juste des garçons s'embrassant comme on peut le voir sur ce blog). C'est alors que le couperet tomba ... Elle avait vu le mot : "gay". Je crois que jamais un jour ne passe sans que je me remémore parfaitement la scène. Moi pleurant dans la salle de bain, elle, les yeux sur l'écran de l'ordianteur. Tout était chamboulé dans nos têtes respectives. Le lien maternel venait de se rompre, la crise d'adolescence précédente avait déjà bel et bien commencé à couper le lien qui nous unissait. Ce jour là, le dernier coup avait été porté. La semaine qui suivit, je m'en rappelerai toute ma vie. Des mots durs ont été prononcés, des questions à la fois intimes, délicates et extrêmement stéréotypées ont suivies. Des paroles que personne ne pourra oublier, et pourtant ... si seulement. "Tu fais l'homme ou la femme" - "Pour se suicider, il faut avoir du courrage, et toi tu n'en as pas !" - "Je vais pas sacrifier ma vie pour un connard" - "Que vas-tu faire au lit, ces trucs là, des p**** ?" - Les jours qui ont suivis, toute ma famille était au courant grâce (?) à ma mère. Des coming out non voulus mais le mal était fait et une chose passaient dans nos têtes respectives je pense : se détruire mutuellement car on souffrait tous les deux. Depuis, je n'ai plus aucun contact avec un de mes frères ... mais bon ...
Je dois tout de même dire que le sujet est devenu tabou depuis ce fameux 13 juillet 2006. Les relations houleuses avec ma mère se sont tempérées mais il manque quelque chose à la relation mère fils présente dans les familles que l'on qualifie de normale. Lâge adulte saura peut être nous faire prendre ce tournant. Il reste quelque part en moi, l'impression de culpabilité, de ne pas être comme tout le monde, de ne pas avoir la vie qu'il faut, de ne pas faire partie du "moule" de la société. Et pourtant, ceux qui font partie du moule, ne demandent que cela d'être différent.
L'avouer, l'accepter, n'est pas évident. Des personnes y arrivent mais c'est toujours une étape à franchir. A chaque fois, c'est un grand moment mais plus le temps passe et plus cela devient facile. Plus le temps passe, et plus l'ignorance pouvant être subie nous apparaît comme surmontable.
Avancer, s'accepter, l'accepter, l'avouer ... La vie est tellement belle mais dis-moi bonheur où te caches-tu ?




